Rencontres autour du devenir du village en tant que manière d’habiter

Le Mouvement pour une société post-urbaine et Le Relais des Pas Sages vous convient à un week-end de rencontres autour du devenir du village en tant que manière d’habiter.

Longtemps, et jusqu’au siècle dernier, le village a constitué, en Europe et dans le monde, la forme majoritaire d’habitat pour les communautés humaines. La modernité industrielle, en l’espace de quelques décennies, a fait éclore de gigantesques agglomérations devenues les actrices majeures de la destinée humaine.
À l’heure où se révèle davantage chaque jour la précarité écologique et sociale dans laquelle ce système nous plonge collectivement, un mouvement de fond, discret mais réel, cherche à retrouver dans les espaces ruraux la possibilité d’une organisation à échelle humaine, à échelle terrienne.
Cette tendance, que le Mouvement du “post-urbain” travaille depuis quatre ans à promouvoir, se veut une alternative à la démesure dangereuse que représente la fuite en avant de l’économie capitaliste qui, pour fonctionner, a besoin de générer sans cesse plus d’activités polluantes et aliénantes pour les individus (cf développement des services en tous genres). Alors que le
système accroît sans cesse notre dépendance, les communautés rurales sont aujourd’hui porteuses de pratiques d’économie (entraide) et de subsistance (autoproduction) leur permettant une certaine autonomie.
Si l’histoire nous apprend que nul retour en arrière n’est possible, elle nous apprend aussi que les systèmes démesurés – les cités et les empires notamment – finissent par s’effondrer. Face à l’actuelle tendance à la métropolisation et à l’artificialisation de nos modes de vie, penser le retour à une civilisation villageoise n’a donc rien d’absurde, à condition d’être pensé comme un “à venir” de notre société actuelle.

Pourquoi le Post-Urbain ?

Nous constatons aujourd’hui que la démesure des grandes villes est la cause première de l’épuisement des ressources naturelles, du dérèglement climatique, de l’effondrement de la biodiversité. Les grandes villes participent d’une part à l’industrialisation de l’agriculture, à l’accélération des rythmes de vie mais également à l’artificialisation des manières de vivre, à l’appauvrissement des liens sociaux et à la fabrique de désirs artificiels.

La grande ville tue la vie et pourtant, il semblerait que nous nous posions collectivement peu de questions sur le devenir de nos métropoles et plus largement de la métropolisation. La civilisation urbaine coule des jours heureux, grâce à la croissance économique et au système de production qui conditionnent pourtant nos rapports au vivant, nos projections dans l’avenir, nos représentations de notre réussite et de notre bonheur.

Le site du Post-Urbain